Portraits d'auteurs
Les classiques qui aident à vivre
4 avril / 2 mai 2025
Comment pouvons-nous aujourd'hui regarder le monde qui défile devant nous sans connaître ce que nous avons laissé derrière nous ?, Vendredi 4 avril, la nouvelle édition de Portraits d'auteur – les classiques qui aident à vivre. Sono tre appuntamenti, sotto la regia di Gustavo Cecchini, où les protagonistes sont les classiques de la pensée, ces textes qui elles démontrent une énergie incroyable, dont nous devrions nous inspirer pour toutes les formes de résistance, civiles, culturelles, humaines, auxquelles nous sommes appelés chaque jour. La question n'est donc pas de savoir si les classiques sont encore actuels, la question est de savoir si nous sommes actuels par rapport aux classiques, car très probablement nous ne le sommes pas. Les classiques demeurent et chaque fois ils nous racontent quelque chose de nouveau. Relire un classique, alors, signifie prendre conscience des raisons de ce présent et avoir avec soi les outils pour mieux le comprendre et le changer lorsque le besoin se fait sentir. C'est la route qui nous révèle le défi que les chercheurs de la pensée d'hier lancent aux voyageurs sédentaires d'aujourd'hui.
Pour ouvrir la rétrospective è Marcello Veneziani, vendredi 4 avril, avec une leçon dédiée à Giacomo Leopardi du titre: “L‘l'eccelso Leopardi, le pessimo Giacomo”. Giacomo Leopardi Il est le seul grand poète et homme de lettres du passé lointain qui vive encore dans notre présent amnésique. Pas Manzoni, pas Foscolo, et même pas Dante. On consacre des films à Leopardi, des essais, on célèbre même les anniversaires de ses poèmes, comme l'Infini. La lignée léopardienne s'exprime sur deux versants : celui proprement philosophique et existentiel, à travers la métaphysique désespérée du Moi dans un cosmos dénué de sens ; et celui civil et social, critique envers la dimension rhétorique, consolatrice, apparente de la vie publique. Pourtant, il fut maltraité en son temps, comme il l'écrivit lui-même : « Je suis là, moqué, craché dessus, pris à coups de pied par tout le monde, menant toute ma vie dans une chambre… » Inadapté au monde, sans échappatoires consolantes, Leopardi a mis à nu la vérité de la vie. Implacable. Bien que solitaire, il reste le plus fraternel des poètes et des penseurs. Ce fut un génie incomparable. Grandeur de la poésie, misère de la vie ; nain en plusieurs sens, géant de la littérature. Giacomo passe, Leopardi reste.
Lors du deuxième rendez-vous, vendredi 11 avril, la philosophe sera la protagoniste Adriana Cavarero avec une lecture intitulée : Hannah Arendt et le goût de la liberté. L'expérience des totalitarismes du XXe siècle a alimenté la conviction que la liberté commence là où la politique finit. C'est à l'encontre de ce sentiment général et de l'idée de longue tradition philosophique selon laquelle la liberté est une condition intérieure, un espace intime où les hommes peuvent échapper à la coercition extérieure et se sentir libres même s'ils sont esclaves, que Hannah Arendt prend position. La liberté n'est pas un attribut de la volonté, mais du faire et de l'agir. L'homme expérimente le fait d'être libre comme une réalité concrète de sa vie dans le monde, dans l'espace public et dans ses relations avec les autres hommes. Pour être libre, l'homme ne doit pas seulement s'être libéré des nécessités matérielles, mais il doit aussi pouvoir s'insérer activement dans une communauté de citoyens. Car, comme nous le rappelle avec rigueur et passion la grande penseuse allemande, qui fait l'éloge de la liberté, « la liberté est la raison d'être de la politique ».
Fermeture, vendredi 2 mai con Massimo Cacciari e une lecture dédiée à Kafka. “”Il n'y a que le monde spirituel", affirme Franz Kafka dans ses Journal. L'année 2024 a marqué le centenaire de la mort de Franz Kafka. Le grand écrivain de Prague a profondément marqué la littérature mondiale, évoluant dans des espaces étroits, des réalités changeantes, des états d'âme couchés sur papier tels des édifices labyrinthiques et quasi inaccessibles. Sa courte vie (un peu plus de quarante ans) a traversé des années cruciales entre le XIXe et le XXe siècle, révélant une rare capacité à raconter et à aborder les profondeurs de l'âme, privée et collective. Cacciari rendra hommage au grand écrivain qui sonde la psyché humaine.
Les réunions auront lieu Cinéma Théâtre Astra de Misano Adriatico (via D’Annunzio, 20) débutant à 21h00
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.
- Bibliothèque municipale 0541618484
- IAT Misano 0541615520


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